Editorial du numéro de Janvier-Février 2021

Ci-joint l’éditorial du n° de janvier du Père Pierre BOUIN curé de Vayrac, sur Noël.

UNE PETITE FLAMME NOMMEE ESPERANCE
Une fois de plus, nous l’entendrons ce merveilleux récit de la nativité de Jésus et nous n’aurons aucune peine à évoquer l’émouvant tableau : l’enfant couché dans la crèche ; près de lui, Marie et Joseph, attendris et saisis de respect. Quelques bergers sont là, des pauvres, appelés les premiers à contempler le Verbe fait chair.
Elle s’est donc accomplie la prophétie d’Isaïe : "Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé : Conseiller- merveilleux, Dieu-Fort, Père à jamais, Prince de la Paix".
Une fois de plus cette fête est proposée à notre coeur. Il s’agit en effet d’une histoire d’amour entre Dieu et l’humanité invitée à l’espérance. Une espérance à vivre, envers et contre tout : malgré les épreuves que tous nous traversons aujourd’hui, malgré les massacres qui continuent, malgré la solitude encore plus durement ressentie par ceux qui vivront seuls cette fête de Noël.
Il paraît qu’à Noël, tout est possible. Cet enfant, être fragile, couché dans une mangeoire, suscite toujours tendresse et respect. Il peut même réveiller en nous la petite flamme de la foi et nous aider à comprendre que nous pourrions être de modestes chercheurs de Dieu.
Dans la nuit du monde, l’espérance n’est pas morte. Il s’agit simplement, comme les bergers, de se mettre à marcher vers ce Dieu qui illumine nos vies.
Comme les personnages de la crèche, nous passons tous par divers sentiers qui nous conduisent à l’Enfant-Dieu.
Il y a les spécialistes de la foi, ceux qui parlent bien de Dieu et ceux qui le laissent parler.
Il y a encore ceux qui sont sûrs d’eux-mêmes et ceux qui ont peur.
Au milieu de toutes ces fragilités et incertitudes, chacun trouvera bien sa voie.
A l’approche de cette nuit si douce, je redis à chacun d’entre vous que rien n’est jamais perdu et qu’il nous faut garder au fond du coeur la petite flamme si bien nommée ESPERANCE.
Abbé Pierre Bouin